Pour avoir eu la chance de faire un enregistrement qui sera diffusé mardi, j'en profite pour faire partager ma modeste expérience (10 minutes en studio).
Je plagie reprends pour partie (texte en italique) les propos de Maître Eolas qui avait raconté son passage aux Matins de France Culture.
Où l'auteur raconte son aventure dans la jet set médiatique.
Voici la Maison de la Radio, comme si vous y étiez.
Au début, ça commence à l'accueil avec un gorille en costume qui vous envoie au bon studio (numéro 43XX quelque chose) conduit à l'ascenseur vers le 4e ciel.
Premier point pas si déstabilisant, les ascenseurs n'ont pas de boutons à l'intérieur. Les boutons sont dehors et servent à appeler l'ascenseur en indiquant à quel étage vous voulez vous rendre. C'est très intelligent pour gérer la circulation de ceux ci dans un bâtiment de la taille de la Maison de la Radio, mais vous vous sentez un peu comme un cosmonaute lancé dans un Soyouz à la merci de Baïkonour.
Cependant, les étages que vous traversez sont indiqués à droite près de la porte
Enfin, la cabine vous débarque sur la planète "France Culture", rayon rédaction.
Le studio est facile à trouver il n'y a qu'à suivre le numéro indiqué à l'accueil.
La journaliste est sympathique et pardonne en apparence du moins mon retard (qui a dit habituel ?) au rdv.
Le technicien / ingénieur du son vous met à l'aise mais oublie de régler la hauteur de votre micro (attention à ne pas parler ni trop près ni trop loin, la bonne distance étant de parler à 10 centimètres de la mousse)..
Une fois les questions posées, est oubliée l'angoisse de la prise de parole dans un studio radio, disparu le traumatisme de couloirs labyrinthiques sans fin, et pour me mettre parfaitement à l'aise, je sais que je ne suis pas en direct.
Seul stress : il est 12h10 et le studio doit être libéré à 12h30 pour le journal de la mi-journée.
Ces 10~20 minutes passent très, trop vite, surtout que vous savez que n'en sera gardé que quelques bribes remontées.
Une dernière discussion "off the record" sur la politique étrangère française a lieu à bâtons rompus dans le bureau que la journaliste partage avec un collègue.
http://maitre.eolas.free.fr/journal/index.php?2006/04/14/329-les-dessous-de-france-culture
Quelques conseils que l'on m'a prodigué et que je partage volontiers si vous passez à la radio :
- ne pas entrer les détails de noms, de personne, d'abréviations
- essayer d'être naturel artificiellement (i.e. en employant un niveau de langage un peu souteni mais pas trop et surtout pas familier)
- s'auto-censurer
- essayer d'oublier que l'on parle dans un micro mais ne pas oublier l'audience à laquelle l'on s'adresse (France Culture = professeurs à la retraite, RFI = chauffeurs de taxi africains à Paris...)
- regarder toujours son interlocuteur et lui parler avec des mouvements de tête ou des mains
- "tourner" autour du micro mais ne jamais s'en éloigner
- ne pas parler trop fort dans le micro
- éviter les mentions de date relative comme "demain", "hier" (l'on ne sait pas avec certitude quand l'on sera diffusé), de couleur ("rouge comme le livre que j'ai dans les mains") et de taille ("grand comme ça").
J'en oublie ?
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