Patrick Poivre d'Arvor: Peut-être un mot sur l'Iran. Pour vous deux, est-ce un pays dangereux?
Nicolas Sarkozy: Le pays n'est pas dangereux. Ce sont les dirigeants de ce pays qui sont dangereux avec lesquels il faut être très ferme pour refuser à toute force toute perspective d'obtention pour eux du nucléaire militaire.
Ségolène Royal: Il y a longtemps que je me suis exprimée sur cette question, même à une époque où ma prise de position avait été contestée.
[elle avait été contesté à juste titre : la position de Ségolène Royal en novembre 2006 était unilatéraliste et en violation du TNP]
http://w-next.typepad.com/whatsnext/2006/12/sgolne_et_la_po.html
En effet, il faut interdire l'enrichissement de l'uranium à une dimension industrielle. Il faut aller au-delà de l'interdiction du nucléaire militaire. Il faut faire plus, il faut interdire l'enrichissement de l'uranium, y compris à des fins civiles. Aujourd'hui, l'Iran se refuse aux inspections de l'agence de Vienne. [l'AIEA]
Il faut être extrêmement ferme. On sait très bien qu'à partir de la maîtrise de la technologie de l'enrichissement de l'uranium à des fins civiles, on peut ensuite passer à des fins militaires. Je souhaite une position plus stricte que celle que vous avez évoquée.
Arlette Chabot: Vous croyez aux sanctions actuellement appliquées ou faudra-t-il aller plus loin et de quelle manière?
Nicolas Sarkozy: La politique des sanctions doublée d'une politique d’union de la communauté internationale est la seule démarche crédible aujourd'hui pour maîtriser un président et un gouvernement iranien. On peut considérer que c'est le dossier le plus sensible et le plus dangereux aujourd'hui dans les relations internationales.
[à long terme peut-être mais à court terme ? l'Irak n'est il pas sensible et la guerre interconfessionnelle qui s'y déroule dangereuse ?]
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